Deux-Sèvres · Découvertes de Passion Poitou
Thouars
Une ville de patrimoine au bord du Thouet : château, portes fortifiées, tours, chapelles et promenades au fil de l’eau.
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01 · Histoire de Thouars
Thouars, une ville au fil des siècles
Dans le nord des Deux-Sèvres, Thouars domine une boucle du Thouet. Les rues anciennes, les portes fortifiées et les demeures de pierre racontent une ville dont le développement s’est longtemps appuyé sur sa position défensive.
Place forte convoitée dès le haut Moyen Âge, elle devient le centre d’une importante vicomté du Poitou. À la fin du XIIe siècle, une enceinte protège la cité. Les tours, les portes et les passages vers la rivière en conservent encore la mémoire.
La famille de La Trémoïlle marque ensuite profondément le paysage. Au XVIIe siècle, le château médiéval laisse place à une grande demeure. Au XIXe siècle, l’arrivée du chemin de fer ouvre un nouveau chapitre de l’histoire économique de Thouars.
Ce parcours photographique réunit les découvertes de Passion Poitou : patrimoine civil et religieux, anciennes fortifications, ponts, rivière et promenades. Tous les sujets se découvrent en faisant défiler cette même page.
↑ Retour au sommaire02 · Château
Le château des ducs de La Trémoïlle
Installé sur le promontoire qui domine le Thouet, le château occupe l’emplacement de la forteresse des vicomtes. Le site commande les accès à la vallée et offre une vue sur les quartiers anciens.
À partir de 1635, Marie de La Tour d’Auvergne engage la reconstruction d’une résidence plus confortable. Jacques Lemercier, architecte de Louis XIII, conçoit le nouvel ensemble. Sa longue façade et la cour d’honneur bordée de galeries lui donnent l’ampleur d’une demeure princière.
Après la Révolution, les usages se succèdent : caserne, établissement scolaire, puis prison de 1872 à 1925. La Ville, propriétaire depuis 1833, y installe un collège public en 1931. L’établissement porte le nom de Marie de La Tour d’Auvergne.
Les anciennes écuries complètent cet ensemble monumental. Leur construction au début du XVIIIe siècle rappelle l’importance de la maison ducale. Avec l’orangerie et la collégiale, elles permettent de comprendre l’organisation de l’ancien domaine.
03 · Orangerie
L’orangerie et les jardins du château
Sous le château, l’orangerie déploie une longue façade tournée vers la vallée. Construite vers 1700 pour Charles-Belgique-Hollande de La Trémoïlle, elle est associée aux architectes Jules Hardouin-Mansart et Jacques V Gabriel.
Les terrasses accueillaient des jardins ordonnés et des orangers en caisse. Les escaliers reliaient l’esplanade aux différents niveaux du domaine, créant un dialogue entre le château et les berges du Thouet.
Le bâtiment devient un gymnase après la Révolution. À partir de 1872, il sert d’ateliers aux prisonniers du château. Il accueille ensuite une activité industrielle, notamment une fabrication de pièces d’aviation de 1939 à 1968.
Les restaurations des années 1970 et 1980 ont dégagé et remis en valeur les façades. L’orangerie a retrouvé une vocation d’accueil pour des expositions et des manifestations.
04 · Chapelle du château
La chapelle collégiale du château
La chapelle se distingue du château voisin par son architecture de transition entre gothique flamboyant et Renaissance. Elle témoigne des ambitions de Louis II de La Trémoïlle et de son épouse Gabrielle de Bourbon.
La reconstruction de l’ancienne église Notre-Dame débute en 1503 à l’initiative de Gabrielle. L’édifice devient une collégiale en 1515. Sa loggia et ses décors sculptés en font l’un des monuments remarquables de l’ensemble ducal.
Les tombeaux qui se trouvaient dans la chapelle ont été détruits pendant la Révolution ; certains fragments sont conservés au musée Henri Barré. Les anciens vitraux ont disparu en 1944 lors de l’explosion des ponts.
La chapelle basse a également servi de lieu de sépulture à la famille de La Trémoïlle. Les photographies permettent d’observer les façades, les ouvertures et les détails de cet édifice.
05 · Saint-Laon et hôtel de ville
L’ancienne abbaye Saint-Laon et l’hôtel de ville
L’hôtel de ville occupe une partie de l’ancienne abbaye Saint-Laon, fondée au XIe siècle. Les religieux y suivaient la règle de saint Augustin avant le rattachement à la congrégation de Sainte-Geneviève en 1655.
Les bâtiments conventuels sont relevés au XVIIe siècle. Le logis abbatial date de 1667. Son architecture témoigne de la reconstruction de l’ensemble conventuel à l’époque moderne.
Après la Révolution, le site devient le siège de l’administration municipale. La façade régulière, les lucarnes et la couverture d’ardoise à pans brisés rappellent l’élégance de l’ancien ensemble conventuel. Des escaliers de pierre et des boiseries restaurées sont conservés à l’intérieur.
Le jardin public occupe l’emplacement des jardins de l’abbaye. Avec l’église abbatiale Saint-Laon, il prolonge la découverte de ce quartier où se rencontrent patrimoine religieux et vie municipale.
06 · Porte Maillot
La porte Maillot
Au débouché du pont des Chouans, la porte Maillot appartient à l’ancien système de défense de Thouars. Cette porte fortifiée, du côté de Saint-Jean-de-Thouars, protégeait l’accès au franchissement du Thouet.
Le pont médiéval a été renforcé au XVe siècle par une tour-porte et une barbacane, c’est-à-dire un ouvrage avancé comprenant une enceinte et une porte. Les vestiges conservés permettent encore de lire cette organisation défensive.
L’arc de passage, les épaisseurs de maçonnerie et les ouvertures visibles sur les photographies montrent que l’entrée de la ville était un lieu à contrôler et à protéger.
07 · Ponts du Thouet
Pont des Chouans et Pont Neuf
Le pont des Chouans, ancien pont Saint-Jean
Le pont des Chouans relie Thouars à Saint-Jean-de-Thouars. La Ville de Thouars le date du XIIIe siècle. Fortifié au XVe siècle, il conserve la mémoire des accès médiévaux et des ouvrages qui défendaient la rivière.
Le 5 mai 1793, pendant les guerres de Vendée, les troupes vendéennes franchissent ce secteur pour pénétrer dans Thouars. Le nom de pont des Chouans rappelle cet épisode.
Des destructions en 1944 puis une restauration dans les années 1980 ont également marqué son histoire.
Le Pont Neuf, un autre franchissement
Le pont routier voisin appartient au XIXe siècle. Il a repris la circulation qui ne pouvait plus se satisfaire de l’ancien pont médiéval. Il convient de distinguer ce Pont Neuf du pont des Chouans et de sa porte fortifiée.
Depuis les ponts et les berges, les vues sur la ville haute, le château et les jardins donnent une autre lecture de Thouars.
08 · Tour du Prince de Galles
La tour du Prince de Galles
Cette tour-porte forme un repère de l’ancienne ligne de fortifications. Le passage voûté situé à sa base rappelle sa fonction première : surveiller et défendre une entrée de la ville.
Une porte rectangulaire a été englobée dans un massif arrondi qui allongeait le passage. Le dispositif créait un sas défensif équipé notamment d’assommoirs. La salle supérieure a servi de réserve à grain, d’où l’appellation de tour Grenetière.
À partir du XVIIe siècle et jusqu’à la Révolution, la tour devient une prison. À l’époque de la gabelle, les contrebandiers de sel figurent parmi les détenus. Ses aménagements intérieurs ont été modifiés pour cet usage.
Le reportage évoquait aussi les promenades autour des remparts. La découverte de cette tour se prolonge naturellement vers la porte au Prévost et les bords du Thouet.
09 · Porte au Prévost
La tour porte au Prévost
La tour porte au Prévost était la principale entrée au nord de la cité médiévale. Ouverte vers la plaine, cette partie de l’enceinte devait être particulièrement protégée.
Une première tour carrée est remaniée au XIIIe siècle et renforcée par deux tours rondes. Archères et barbacane complétaient la défense. Au XVe siècle, une toiture d’ardoise et des mâchicoulis enrichissent la silhouette de l’ouvrage.
L’entrée de Bertrand du Guesclin dans Thouars en 1372 reste associée à cette porte. Après la disparition de son rôle militaire, elle connaît des usages plus ordinaires, notamment par des artisans.
En 1870, la rue est déviée et ne passe plus sous la tour. Des travaux de restauration, notamment en 1955, ont contribué à sa conservation.
10 · Hôtel Tyndo
L’Hôtel Tyndo
Cette demeure de la fin du XVe siècle est liée à Louis Tyndo, sénéchal de la vicomté et proche de Louis XI. Sa tourelle d’escalier et ses corps de logis illustrent l’architecture résidentielle de la fin du Moyen Âge.
La Ville achète l’hôtel en 1873 pour y installer une école de filles et une salle d’asile. Les premières transformations sont suivies d’un vaste programme d’agrandissement conduit par l’architecte Auguste Loué entre 1885 et 1889.
Au bâtiment ancien s’ajoutent des espaces destinés à l’enseignement et à l’hébergement des élèves. Après la désaffectation scolaire, le site est loué à différents organismes à partir de 1979.
Restauré, l’Hôtel Tyndo accueille depuis 2015 le Conservatoire de musiques et de danses du Thouarsais. Cette nouvelle vocation prolonge une histoire où le patrimoine reste un lieu vivant.
11 · Vieux Thouars
La Cité libre du Vieux Thouars
L’Hôtel des Trois Rois
L’ancienne hostellerie portait l’enseigne des Rois Mages. Elle comprenait une cour, des écuries et des dépendances, caractéristiques d’un lieu d’accueil des voyageurs. Louis XI y aurait séjourné : cette tradition doit être présentée comme telle.
La tour d’escalier du XVe siècle et les éléments de façade permettent d’évoquer l’architecture de la vieille ville. Les transformations successives font aussi partie de son histoire.
La mairie de la Cité libre
La mairie du Vieux Thouars témoigne de l’attachement des habitants à leur quartier. Le reportage rappelle sa rénovation grâce à des dons et à la mobilisation de particuliers, d’associations et de clubs locaux, puis son inauguration le 18 septembre 1987.
Les photographies réunissent les façades, les détails et les lieux liés à la Cité libre. Ils prolongent la promenade dans les rues anciennes.
12 · Chapelle Jeanne-d’Arc
La chapelle Jeanne-d’Arc
La chapelle est le dernier témoin d’un ensemble scolaire du XIXe siècle. En 1864, les religieuses de la Retraite, venues d’Angers, s’installent à Thouars pour ouvrir une école destinée notamment aux jeunes filles pauvres. L’établissement est autorisé en 1865.
La chapelle néogothique est construite en 1892. L’école s’agrandit ensuite avec un pensionnat et un collège. Après l’abandon progressif de l’ensemble à la fin des années 1970, la municipalité acquiert les bâtiments.
L’aménagement du site en 1988 conserve la chapelle tandis que les autres bâtiments disparaissent. L’édifice est consacré à des manifestations culturelles et à des expositions d’art contemporain.
Les vues du reportage montrent la chapelle et ses abords, notamment le petit porche et la fontaine voisins. Elles permettent d’observer ce patrimoine autrement que par sa seule façade principale.
13 · Rivière, balades et canoë
Le Thouet, les promenades et le canoë
Voir Thouars depuis la vallée
Le Thouet accompagne toute la découverte de la ville. Depuis les berges, le regard remonte vers le château, les remparts et les quartiers anciens. Les ponts et les jardins rythment la promenade entre Thouars et ses faubourgs.
Les reportages de Passion Poitou réunissent ici les vues prises autour de la rivière et des ponts. En faisant défiler la galerie, on passe des pierres de la ville aux reflets et à la végétation des bords de l’eau.
Canoë, kayak et paddle
La vallée se découvre également depuis l’eau. Des activités nautiques sont proposées à Thouars, notamment en kayak et en paddle ; le reportage évoque aussi les sorties en canoë et en pédalo.
La disponibilité des embarcations et des parcours dépend de l’offre des prestataires et des conditions du moment. Les renseignements se prennent auprès de la base nautique ou de l’office de tourisme avant la sortie.
Prolonger la promenade
À pied, alternez les berges et les rues du centre ancien pour varier les points de vue. La promenade des Remparts et la balade des Châteaux à VTT offrent deux autres façons de découvrir le secteur. Les itinéraires et leur balisage sont à vérifier sur place avant de partir.
14 · Viaduc Eiffel
Le viaduc Eiffel et le patrimoine ferroviaire
Le viaduc franchit la vallée du Thouet entre Thouars et Saint-Jacques-de-Thouars. Sa construction, de 1871 à 1873, accompagne l’arrivée du chemin de fer et le développement de la ligne Tours–Les Sables-d’Olonne.
L’ouvrage est conçu par l’ingénieur G. Tyndall pour la compagnie des chemins de fer de la Vendée et réalisé par l’entreprise Eiffel. La partie métallique mesure environ 190 mètres ; cette mesure ne doit pas être confondue avec la longueur totale de l’ouvrage.
Un second tablier est ajouté en 1887. Les appuis et les tabliers sont ensuite renforcés pour supporter des trains plus lourds. Endommagé en août 1944, le viaduc est reconstruit à partir de 1946.
Sa silhouette reste l’un des repères du paysage thouarsais. Les photographies témoignent de la place de ce patrimoine industriel dans une vallée souvent connue pour ses monuments plus anciens.
15 · Géologie et Toarcien
Thouars et le Toarcien
Le nom de Thouars est aussi lié à la géologie. Le Toarcien tire son nom de Toarcium, forme latinisée du nom de la ville. Cet étage du Jurassique a été défini par Alcide Dessalines d’Orbigny en 1849, notamment à partir de terrains observés dans le secteur de Sainte-Verge.
Ce repère rappelle que la découverte du Thouarsais se lit aussi dans ses roches et dans les paysages de la vallée.
↑ Retour au sommairePhotographies et reportages : Passion Poitou. Repères historiques recoupés avec la Ville de Thouars, la Maison du Thouarsais et les notices patrimoniales du ministère de la Culture. Les photographies témoignent des visites réalisées ; les conditions de visite et les activités peuvent évoluer.
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